Déclaration liminaire du CTM – 9 et 10 juillet 2015

 

 

 

(Ajoutée le 12.07.15) 

Madame la Ministre,

 

Mesdames et Messieurs les membres du CTM,

 

Avant qu'enfin la réforme statutaire soit portée sur ses fonts baptismaux, il aura fallu 12 ans d'attente pendant lesquels de nombreuses fées se sont penchées au-dessus du berceau et ce n’est qu’une première étape où il est urgent de faire progresser notre statut et non d’écouter les chimères. Nous ne pouvons que nous féliciter de la signature de ce protocole.

 

Au fil du temps, la fée Contre Généralement Tout a finalement montré son véritable visage préférant prendre la défense des GEC, appelant même à signer une pétition pour sauver ceux qui constituent, il est vrai, son principal électorat, quitte à sacrifier les intérêts des greffiers en leur refusant la réforme statutaire proposée. Pour la Contre Généralement Tout, ce protocole, c'est la honte … de ne pas l'avoir signé ! Et c'est sans doute ce qui explique la campagne de dénigrement et mensongère sans précédent menée par elle depuis plusieurs mois.

 

 Il y a aussi la fée GECKO (Greffier En Chef en KOlère), petite sœur ennemie des Contre Généralement Tout  puisqu'elle vise le même électorat et tend au même objet : la défense des seuls greffiers en chefs. Ahhh si jeune et déjà si "gaga", cette fée travestie, syndicat catégoriel de GEC qui se fend de vouloir faire dans la défense multi catégorielle, "yoyotte" singulièrement au point de vouloir comparer des grilles du protocole des greffiers (qui ont été négociées en 2014 et qui traduisent  la réforme inscrite à la Loi de finances 2015 pour un montant total de 11 millions d'euros) avec des grilles proposées en 2015 par la fonction publique pour les adjoints administratifs, qui ne sont encore qu'à l'état de projet non validé encore par les OS nationales et bien sûr non budgétisé. Ce projet de Mme LEBRANCHU parait donc bien chimérique quand on sait dans quel l'état se présentent nos finances publiques … Le raisonnement de la fée GECKO est d'ailleurs à l'avenant : comme la réforme statutaire des greffiers ne va pas assez loin, il faut tout refuser et rester plusieurs années encore sans RIEN.  Il paraît quand même plus sage d'accepter une réforme statutaire avec des grilles en hausse, quitte à repartir pour de nouvelles négociations si jamais les grilles des autres catégories professionnelles venaient à être revalorisées. 12 ans sans rien, ça suffit !

 

Heureusement pour le greffier, comme dans les contes, toutes les fées ne sont pas aussi maléfiques :

 

Les députés et sénateurs qui, chaque année à l'occasion de la discussion de la loi de finances, rappelaient l'impérieuse nécessité de revaloriser les greffiers,

 

·         les diverses commissions, dont celles créées par vous-même, Mme la Ministre, qui ont conclu au rôle central du greffier appelant une réforme indiciaire et indemnitaire,

 

·         le SDGF-FO bien sûr avec les autres organisations syndicales signataires du protocole.

 

 nous conduisant aujourd'hui à cet heureux épilogue.  Nous vous rappelons cependant notre demande de création d’un A judiciaire afin de nombreux collègues puissent évoluer dans un corps supérieur.

 

Car, ainsi que n'a pas manqué de le rappeler le rapporteur de la commission des lois sur le projet de loi de finances, le député Jean Yves Le Bouillonnec, cette réforme est une grande avancée pour le greffier :

 

 1/ la nouvelle grille indiciaire permettra à 2000 greffiers qui plafonnent actuellement aux derniers échelons du dernier grade de bénéficier d'une revalorisation conséquente

 

 2/ les greffiers en début de carrière bénéficieront de grilles supérieures aux autres fonctionnaires de catégorie B

 

 3/ la création d'un statut d'emploi valorisant les compétences des greffiers est un cas unique pour un corps de catégorie B

 

 Pour autant, épilogue ne veut pas dire FIN. Ainsi que nous l'avons toujours dit, il s'agit certes d'une avancée importante, mais il ne peut s'agir que d'une étape et non un point d'arrivée (Jean Yves Le Bouillonnec).

 

En effet, dans le cadre de la Justice du XXIème siècle, les travaux des commissions que vous avez réunies ont lancé de nombreuses pistes de réflexion qui restent pour l'heure encore inexploitées. Nous sommes pour notre part persuadés que c'est dans cette optique que se situent les missions des greffes de demain.

 

 Tel sera notre combat et pour paraphraser Aimé Césaire, (ce sera) un combat de l'ombre et de la lumière … (ce sera) une lutte entre l'espoir et le désespoir, entre la lucidité et la ferveur (et nous serons) du côté de l'espérance, mais d'une espérance conquise, lucide, hors de toute naïveté.

 

L’union justice FO